la maison brûle

2020

Quelques mois avant le confinement, sous la demande insistante de mes enfants, j’ai dessiné une maison. Ma maison s’est révélée être à quelques coups de crayons prêts l’exact souvenir des maisons dessinées pendant mon enfance.

La maison brûle, journal de confinement

La crise sanitaire du covid-19 a été l’occasion d’un repli des corps dans l’espace familial. La série questionne l’empreinte du corps dans la maison, qui révèle une ambivalence d’une maison à la fois contrainte et protectrice. J’observe les échanges des corps délimités au domestique où se dessine le corps filial, le corps architecture, le corps refuge. Le corps mimétique fait l’expérience de l’enfermement et les maisons brûlent comme un rituel symbolique de purification. Les représentations organiques glissent vers le géométrique et révèlent l’épreuve qu’est devenu le mouvement du corps face à l’inertie d’un monde extérieur désormais statique.

 

 

 

 


Photographie couleurs argentiques et numériques